Le type de construction influence fortement la classe DPE. Une maison en pierre ancienne, en parpaing des années 1970 ou en ossature bois récente n’a pas le même profil thermique. FranceDPE, certifié Bureau Veritas, vous explique les spécificités de chaque type de construction et leurs implications pour votre DPE.
Tableau comparatif des performances thermiques par type de construction
| Type de construction | Classe DPE typique non rénové | Points forts | Points faibles |
|---|---|---|---|
| Pierre ancienne (avant 1900) | F ou G | Inertie thermique, hygrométrie naturelle | Murs épais mais non isolés, ponts thermiques |
| Brique pleine (1900-1950) | F ou G | Robustesse | Faible isolation, plomb possible avant 1949 |
| Parpaing non isolé (1950-1980) | E ou F | Construit vite, large parc | Faible inertie, isolation insuffisante |
| Parpaing isolé (1980-2000) | D ou E | Début de l’isolation | Isolation partielle, ponts thermiques |
| Construction RT2005 (2005-2012) | C ou D | Isolation réglementaire | Peut vieillir rapidement |
| Ossature bois RT2012 (2012-2021) | B ou C | Excellente isolation, légèreté | Sensibilité humidité si mal ventilé |
| Construction RE2020 (depuis 2022) | A ou B | Performance maximale | Coût de construction plus élevé |
La maison en pierre : le cas le plus complexe pour le DPE
Les maisons en pierre ancienne posent un défi spécifique au DPE. La méthode 3CL attribue une valeur d’isolation aux murs en pierre selon leur épaisseur et leur composition — mais cette valeur est souvent sous-estimée pour les murs épais (60 cm et plus) qui ont une réelle inertie thermique. De plus, isoler une maison en pierre par l’intérieur (ITI) risque de créer des problèmes de condensation si la vapeur d’eau ne peut plus traverser le mur. L’isolation par l’extérieur (ITE) est souvent recommandée mais peut dénaturer l’aspect du bâtiment. Un audit énergétique est particulièrement pertinent pour ces maisons. Source : ecologie.gouv.fr.
Le parpaing non isolé : le cas le plus courant et le plus améliorable
Le parc de maisons en parpaing des années 1960-1980 représente une large part des passoires thermiques françaises. Bonne nouvelle : ces maisons sont aussi les plus faciles à rénover. L’isolation des combles perdus (souvent accessibles et peu coûteux) combinée à une PAC peut faire passer un parpaing non isolé de F à C. Le ratio investissement/gain de classes est excellent pour ce type de construction.
L’ossature bois : le DPE le plus favorable
Les constructions en ossature bois récentes bénéficient d’une excellente réputation en DPE. Leur point de vigilance : la ventilation. Une maison bois très bien isolée mais mal ventilée peut générer des problèmes d’humidité et de qualité d’air — ce que le DPE ne mesure pas directement mais que l’audit énergétique peut identifier. Commander votre DPE →
FAQ — DPE maisons en pierre, parpaing, bois
Une maison en pierre épaisse peut-elle avoir un bon DPE ?
Oui, avec des travaux ciblés. Si l’isolation des combles est bonne et le chauffage performant (PAC, granulés), une maison en pierre peut atteindre la classe D ou E malgré des murs non isolés. La méthode 3CL valorise d’autres paramètres que les seuls murs.
Le diagnostiqueur doit-il connaître le type de construction pour réaliser le DPE ?
Oui. La composition des murs (pierre, brique, parpaing, bois) est une donnée fondamentale du calcul DPE. Un diagnostiqueur certifié Bureau Veritas inspecte et mesure les épaisseurs de mur, identifie les matériaux et saisit les valeurs de résistance thermique correspondantes dans le logiciel agréé ADEME.
Mon DPE mentionne un « U de mur » de 2,5 — est-ce bon ou mauvais ?
Mauvais. Le coefficient U mesure la déperdition thermique par m² de paroi (en W/m²/K). Plus il est bas, meilleure est l’isolation. Un U de 2,5 correspond à un mur non isolé. Un mur bien isolé a un U de 0,15 à 0,35. L’objectif RT2012 pour les murs est un U ≤ 0,36.
Sources : ecologie.gouv.fr · ANAH · RT2012 · RE2020
